Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 18:39
Chère camarade, cher camarade,

 

Jeudi 20 novembre tu es, une nouvelle fois, appelé(e) à départager plusieurs projets. C'est à nouveau à toi, et c'est sans doute la meilleure solution, qu'il revient de dire quel sera le visage, l'identité et la stratégie du Parti Socialiste. Je tiens à te redire en quelques mots le sens de ma candidature.

 

Elle est tournée vers l'avenir et le combat contre la droite. Ma candidature ne cherche à prendre aucune revanche vis à vis de tel ou telle dans le parti. Nous devons préparer l'avenir et cesser de ressasser de vielles rancunes héritées des combats internes au PS depuis 20 ans. J'appelle la génération de dirigeants et d'élus nationaux qui anime notre parti depuis longtemps à cesser de régler ses comptes sur le dos du Parti socialiste et des électeurs de gauche. Le seul « tout sauf » qui m'intéresse, comme c'est le cas d'une immense majorité

de militants socialistes, c'est le « tout sauf Sarkozy ». Les français vont vivre une terrible épreuve. La crise sociale s'annonce brutale. Notre devoir est de traverser cette épreuve à leurs côtés en faisant des propositions au niveau national, en coordonnant l'action des collectivités locales que nous dirigeons ; et aussi en s'opposant résolument à toute dérégulation économique et sociale supplémentaire, au démantèlement des services publics, des droits et des libertés, engagés par la droite.

 

Elle propose de renouveler le Parti. Je veux que notre Parti ressemble davantage à la France. Je veux la mixité des âges et des origines. Notre parti doit bouillonner. Je souhaite qu'il redevienne le lieu de rencontre des idées, des projets, des rêves, des colères aussi de toutes celles et de tous ceux qui croient en l'action collective. Je veux un grand Parti Socialiste. Grand par sa capacité à débattre et à arbitrer ses choix dans la dignité, le respect et la transparence. Grand aussi par le nombre de ses adhérents et par l'influence qui doit être la sienne dans la société. N'oublions pas que si la droite a gagné, c'est aussi parce qu'elle a su influencer les consciences et imposer sa vision de la société et de ses problèmes. Seule une gauche parfaitement décomplexée, seul un parti qui sait mettre entre parenthèses la sélection de son candidat à la présidentielle, peut engager ce travail en profondeur sur la société française.

 

Mais elle fait aussi de la victoire aux présidentielles un objectif central. Pour cela, la méthode compte. Car plutôt que de sacrer un camp contre un autre, il faut commencer par réunir le Parti pour le reconstruire. Ma candidature propose de jeter des ponts entre les socialistes et la gauche, de jeter des ponts entre le PS et le mouvement social, de jeter des ponts entre nos sections et toute la diversité de la société française. Il existe deux façons d'appréhender le changement. Ce peut être la rupture. Mais la rupture dresse les individus les uns contre les autres. Le changement doit être au contraire la réconciliation des socialistes autour d'une feuille de route et d'un objectif commun : la reconquête des milieux populaires et des classes moyennes.

 

Je l'ai dit devant notre congrès. De la crise sociale et politique imminente qui s'annonce va naître une attente.

 

Sommes-nous encore capables de transformer celle-ci en espérance. Oui, si le parti socialiste, dans la fidélité à son histoire, est tout près des français, au cœur du combat contre la droite, contre la récession économique et la régression sociale. A ce combat, je te demande l'honneur de me placer en première ligne.

 

Reçois, chère camarade et cher camarade mes amitiés socialistes.

Benoît Hamon

 

www.unmondedavance.eu


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Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 18:37
Chers camarades,
 
Ce Congrès aura été un véritable congrès politique, ainsi qu'il avait vocation à l'être, et non programmatique, ce qui sera le but du prochain. Il aura permis de définir des lignes politiques, sans doute incomplètes, mais qui donnent des orientations de choix claires aux militants. Le Congrès n'est pas fini. Il reste même l'étape la plus déterminante.
Car en effet, l'issue de ce Congrès sera finalement, en l'absence d'un accord la nuit dernière, dévolue entièrement au vote des militants de mercredi-jeudi et vendredi, ce dont il faut se féliciter pour notre démocratie interne et ce qui favorisera, je le crois, notre unité future.
 
Deux grandes orientations pour l'avenir de notre parti se sont clairement dessinées: Celle de la motion E qui vise à la transformation du PS en PD italien, tant sur la forme du parti, sur la question des alliances, que sur le flou du programme économique. En regard, les motions C et D sont parvenues à un texte commun (même si finalement rédigé mais non signé) et sont sans doute d'accord sur l'ancrage à gauche du parti, sur le refus des alliances avec le centre, sur la nécessité de conserver un parti de militants, sur l'importance de la question sociale, des salaires et de la redistribution des richesses, et sur la relance de l'Europe fédérale. Aucun accord n'ayant abouti quant à la question d'une candidature commune, nous nous trouvons face à une situation simple avec un vote qui aura probablement lieu en deux tours pour désigner notre Premier Secrétaire. Il convient de souligner, en outre, que la seule majorité susceptible de rendre gouvernable le PS aujourd'hui est basée sur un rassemblement C+D+A. Dans ce cadre, je voterai pour Benoît Hamon mercredi soir et je formule le voeu qu'au second tour, nous nous retrouvions sans arrière-pensées derrière le candidat, Martine Aubry ou Benoît Hamon, qui sera arrivé en tête.
 
Au-delà de ces grandes orientations, la question des institutions me semble être l'un des sujets cruciaux que notre parti devra porter devant les Français. Nous ne pouvons pas, dans tous nos programmes, apposer la ligne "renouvellement des institutions" au milieu de 99 autres points et par ailleurs, donner des signes inquiétants d'adaptation au modèle hyperprésidentiel. La présidentialisation n'est pas dans notre culture. Elle est profondément nocive à la démocratie et à l'efficacité politique, Nicolas Sarkozy en fait la preuve tous les jours. Nous avons déjà beaucoup tiré sur la corde de la Ve République. Tenter de nous adapter à ce modèle, c'est déjà nous trahir. Nous devons au contraire porter pleinement et dès après ce congrès, devant les Français, la VIe république parlementarisée et refuser dès maintenant la présidentialisation de notre parti dont nous ne nous relèverons pas car ne nous y trompons pas, au jeu de la caporalisation, la droite sera toujours meilleure que nous. 
 
Et puis, il y a l'Europe fédérale. Si nous nous contentons pour parler d'Europe de faire appel à l'Europe des projets, à un vague forum global, sans autre perspective, nous ne serons pas à la hauteur des enjeux qui attendent les Européens et en particulier face à la crise économique qui avance.  Pour changer l'Europe, il faut une gauche forte et volontariste avec un projet fédéral clair permettant de faire des choix politiques au niveau européen et non pas celle qui renonce et qui suit le mouvement d'une sociale-démocratie en panne. Il faut une Europe qui ne concède pas d'une main la démocratie qu'elle retire de l'autre, une politique budgétaire fédérale donnant à l'Europe les moyens réels de l'harmonisation, des outils pour lutter contre le dumping social et environnemental, une politique industrielle et d'innovation européenne.
 
J'ai eu l'occasion d'exposer mon projet pour notre Fédération, au seuil d'une période qui devra nous voir tous auprès des Français de l'étranger, pour leur proposer des solutions aux questions qui les affectent, présenter à leur suffrage une représentation socialiste au niveau national et, en général, leur redonner l'envie d'exprimer un choix politique de gauche. J'ai plusieurs fois indiqué ma volonté que la Fédération retrouve la culture du débat politique, du choix démocratique entre plusieurs options puis du rassemblement. C'est cette ligne que je souhaite porter avec tous, nous qui n'avons pas toujours fait les mêmes choix politiques, y compris lors de ce congrès. Je veux être la candidate du renouvellement, de la visibilité de notre Fédération dans notre parti, du travail au service de celui-ci pour le rapprocher des Français en France et à l'étranger, de l'entêtement démocratique, du sérieux aussi car le moment politique est grave.
 
Amitiés socialistes,
Pascale Seux
Candidate au mandat de Premier Secrétaire Fédéral

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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 18:40
Chers camarades,
 
J'ai eu grand plaisir ces derniers jours à rencontrer nos camarades de Londres et de Bruxelles pour, à chaque fois, un débat avec Pierre-Yves Le Borgn' et avec les militants. Je voudrais tout d'abord donc remercier ces deux sections pour leur accueil chaleureux et les militants qui s'y sont déplacés, tout en exprimant le regret de n'avoir pu rendre visite à davantage de camarades au cours de cette campagne.
 
Outre le travail nécessaire à réaliser sur notre projet pour les Français de l'étranger, j'aimerais vous faire part ici de la manière dont je conçois notre travail collectif à venir pour remporter les prochaines élections. En effet, nous entrons dans une période où les rendez-vous électoraux seront nombreux et où notre travail collectif de conviction auprès de nos compatriotes devra montrer toute sa force.
 
Voici donc les premières pistes d'action qu'il me semble nécessaire de mener, parfois dès maintenant, parfois après un travail de plus longue haleine.
 
- Élections AFE 2009:
 
Après les élections de juin 2006 dans les zones d'Europe, Asie-Océanie et Levant, ce sera le tour, en juin prochain des zones Amérique et Asie. Les militants PS doivent s'engager dès maintenant dans cette campagne, la FFE doit les accompagner.
 
    - Dès maintenant, il faut que la Fédération rédige et envoie aux sections PS des zones concernées et aux militants isolés un document à diffuser sur l'inscription sur les listes électorales consulaires (avant le 31 décembre 2008).
    - Il faut que la Fédération envoie du matériel de formation, en collaboration avec l'ADFE, sur les enjeux actuels qui concernent les Français de l'étranger. La méconnaissance de certains militants PS sur ces questions est l'une de nos grandes faiblesses. C'est ainsi qu'il arrive que des militants ne sachent par exemple pas qu'il existe un système de bourses pour les enfants français scolarisés dans les établissements scolaires français à l'étranger...
    - Dans le cadre de la campagne, les sections PS et les militants isolés doivent se mettre à la disposition des candidats ADFE, qui doivent décider s'ils souhaitent recevoir un soutien logistique de la part des militants, financier de la part de la Fédération mais nécessairement politisé aussi.
 
Je m'engage, si je suis élue, avec le CF et le BF, à mener à bien ces trois points.
 
- Elections européennes 2009:
 
Dans le cadre du PSE, la Fédération doit encourager la participation de ses militants à cette échéance, notamment auprès de tous les citoyens européens non-nationaux résidant dans un pays d'Europe, afin de tenter de donner une autre couleur au Parlement Européen et par ce moyen aussi de donner une autre orientation à la politique ultralibérale actuelle.
 
    - Dès maintenant, les militants PS et les isolés doivent réunir les informations sur les dispositions d'inscription sur les listes électorales locales et les modes de scrutin dans chaque pays. La FFE doit utiliser le canal du PSE pour réunir ces informations et les transmettre notamment aux militants non encore rattachés à des groupes PSE bien constitués. Les militants pourront alors réaliser une campagne d'information auprès des Français mais aussi de toutes les communautés non nationales de leur pays de résidence.
    - La FFE doit encourager la formation de véritables "sections" PSE et le travail avec les autres Socialistes et Sociaux-démocrates européens, qui feront la campagne PSE avec les partis frères locaux.
    - La FFE doit promouvoir les candidatures non-nationales aux élections européennes et demander au PS d'en faire autant en France.
 
Je m'engage, si je suis élue, avec le CF et le BF, à mener à bien ces trois points.
 
- Élections sénatoriales 2011:
 
    - Primaires internes: Le Premier Secrétaire Fédéral devra veiller à la sérénité des débats mais à ce que ces débats puissent réellement avoir lieu dans toutes les sections et en mettant à disposition des candidats des formules telles que les "chats" en ligne, des mises en ligne de video sur un site spécifique.
 
    - Les règles des primaires devront être établies tôt, et sans qu'aucune pression nationale ne puisse venir les changer en fin de course, afin que ne se reproduisent pas les débats sans fin sur la parité du dernier scrutin qui desservent la cause féministe.
 
    - Juste après le prochain scrutin AFE2009, la Fédération devra réaliser un travail de proximité auprès des élus ADFE et devra établir avec le Président de l'ADFE la manière dont sera établie la prochaine liste de candidats aux élections sénatoriales. Toutes précautions visant à ce que ne se reproduise pas la situation douloureuse et scandaleuse vécue très récemment.
 
Je m'engage, si je suis élue, avec le CF et le BF, à mener à bien ces trois points.
 
- Élection Présidentielle 2012:
 
    - La FFE comme le PS, doivent anticiper cette fois la possibilité que se renouvelle la vague d'adhésions que nous avons connue en 2006-2007. Il s'agit de préparer notamment des formations souples et rapides pour ces nouveaux adhérents que les sections devront relayer pour un meilleur accueil de ces adhérents qui ont vocation à rester et à devenir des militants chevronnés capables de renouveler le débat, d'ouvrir le parti et de nous aider dans nos futures campagnes.
 
    - Pendant la campagne, le projet renouvelé pour les Français de l'étranger devra être porté auprès du candidat désigné. Cela signifie qu'il faudra lui donner une grande visibilité au sein du PS dès sa rédaction.
 
    - La FFE devra préparer les éventuels déplacements du candidat à l'élection présidentielle mais aussi des personnalités du PS. En général, elle devra encourager les sections à organiser des réunions publiques de débat avant le premier tour et entre les deux tours.
 
    - La FFE devra mettre à disposition des militants du matériel de campagne (tracts, textes, argumentaires...) de manière beaucoup plus systématique, ce qui signifie aussi que le Premier Secrétaire Fédéral devra gagner en visibilité et en assertivité auprès de l'équipe nationale de campagne.
 
Je m'engage, si je suis élue, avec le CF et le BF, à mener à bien ces quatre points.
 
-  Élections Législatives 2012:
 
Ce sera pour notre Fédération une grande nouveauté et tous les militants n'ont pas l'expérience de ce type de campagne en France. Nous devons nous y préparer mais surtout préparer les Français de l'étranger à cette nouvelle représentation politique.
 
    - Dès maintenant, la FFE doit transmettre aux militants isolés et aux sections toute information sur l'élaboration en cours de l'ordonnance régulant le mode de scrutin pour les députés représentant les Français établis hors de France. Ceci afin de leur permettre d'expliquer aux Français ce qui est enjeu, les entourloupes éventuelles de la droite, le projet que nous aurions aimé porter.
 
    - Dès que nous aurons toutes les informations sur le mode de scrutin, la FFE devra encourager les sections à organiser des réunions publiques d'information et rédiger un document pédagogique à diffuser.
 
    - Très rapidement, la FFE devra encourager et financer des coordinations de sections et de militants isolés par circonscription à vocation de réflexion sur les enjeux et de formation.
 
    - La FFE devra être vigilante et particulièrement ferme face aux parachutages absurdes venant éventuellement du parti. Mais en parallèle, elle devra énoncer des règles claires de primaires internes dans le cadre d'un scrutin qui sera probablement uninominal majoritaire (contribution à la parité et à la diversité notamment). Il faudra prendre sans doute de l'avance sur tous ces points pour mieux défendre nos positions par la suite.
 
    - Une véritable planification budgétaire sur plusieurs années devra être faite au niveau fédéral et encouragée au niveau des sections disposant de trésorerie, afin de faire face à ces nouvelles dépenses de campagne et pouvoir solliciter au PS les financements et outils nécessaires à une campagne victorieuse.
 
Je m'engage, si je suis élue, avec le CF et le BF, à mener à bien ces cinq points.
 
- Élections AFE 2012... en 2013?
 
    Enfin, je ne pense pas, comme je l'avais déjà évoqué lors d'un échange sur les députés des Français de l'étranger et contrairement à Pierre-Yves Le Borgn', qu'il faille coupler les élections à l'AFE en 2012 avec les Législatives. Rien ne serait pire, pour cette première, que de semer la confusion dans les esprits sur les enjeux, les modes de scrutin, les personnes réalisant les campagnes, etc. Il me semble nécessaire de repousser à fin 2012 ou 2013 ce scrutin pour lequel un effort spécifique de campagne devra être mené.
 
 
Pour prendre de l'avance, nous donner les moyens de belles victoires à venir, parvenir à une représentation nationale et locale des Français de l'étranger majoritairement de gauche, il faudra anticiper les difficultés, nous préparer, nous affirmer et nous faire connaître dans le Parti, tenir sur notre démocratie interne mais surtout, donner l'habitude de notre présence à l'écoute des Français de l'étranger, de leurs craintes, de leurs difficultés, de leurs suggestions aussi, encourager leur participation à l'exercice de la démocratie. J'y suis prête, j'en ai la volonté, je suis consciente de la responsabilité du Premier Secrétaire Fédéral dans ce domaine et je crois qu'un changement à la tête de la Fédération contribuera à enclencher un mouvement dynamique dans ce sens.
 
Amitiés socialistes,
 
Pascale Seux
 
Candidate au mandat de Premier Secrétaire Fédéral
 

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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 18:37

Chers camarades,

Le 19 novembre prochain, vous voterez pour élire votre Secrétaire de Section, votre Premier Secrétaire Fédéral et le Premier Secrétaire du Parti Socialiste.

La période qui s’achève et qui a sans doute trop duré doit conduire le Parti Socialiste à renouer avec une cohérence qui ne soit pas le résultat de soustractions de convictions au sein d’une synthèse molle. Les jours à venir ne doivent pas être des jours de lassitude et de renoncement mais des jours de construction et d’aboutissement. Le vote des militants les 19-20-21/11 doit participer à cette reconstruction.

Difficile de lire l’avenir du Congrès de Reims, même à 48 heures du début de celui-ci. Au moins pouvons-nous formuler quelques vœux comme celui que soit privilégiée la cohérence du fond sur la forme spectaculaire des discours et des petites phrases. C’est ainsi qu’il serait bon que l’on cesse de dire - puisque ce fut l’un des rares débats politiques réellement menés à bien au cours de ce Congrès - qu’il est possible de rassembler toute la gauche en annonçant d’entrée à celle-ci - car il semblerait que nos partenaires de gauche nous écoutent encore… - qu’entre les deux tours de l’élection présidentielle nous irons parlementer avec la droite, pour démocrate et centrée qu’elle soit… Il faudrait aussi sans doute cesser de parler de renouvellement des institutions en une ligne dans les programmes et d’avoir des figures déjà hyperprésidentielles du parti sous les projecteurs alors que ledit renouvellement impliquerait de porter dès maintenant le projet de réforme constitutionnelle devant les Français avec un candidat à l’élection présidentielle qui accepterait de revenir ensuite sur ses propres prérogatives. Espérons que ce Congrès permettra d’abandonner les postures et les contournements médiatiques et de présenter enfin un PS clair sur ses orientations politiques, audibles auprès des Français.

Dans notre Fédération, l’équipe élue au Conseil Fédéral le 6 novembre dernier, qui sera bientôt rejointe par les 10 camarades élus par le second collège des Secrétaires de Section, et le Premier Secrétaire Fédéral devront contribuer ensemble au renouvellement du projet politique de la Fédération, la rendre plus forte et plus démocratique au sein du PS mais surtout plus active dans la société des Français de l’étranger et plus proche du travail de terrain.

Voici le projet que je souhaite mener à bien avec vous tous si je suis élue au mandat de Premier Secrétaire Féderal :

  1. Renouveler les formes du militantisme à l’étranger

-        Promouvoir le débat politique au sein de toutes les sections

-        Ne tolérer aucune entorse à la démocratie interne

-        Formation des militants aux questions affectant les Français de l’étranger, en partenariat avec l’ADFE.

-        Organisation de groupes de travail régionaux pour les militants isolés.

-        Consultation plus fréquente du Conseil Fédéral

-        Meilleure coordination du travail du Bureau Fédéral en favorisant les collaborations avec les Secrétariats Nationaux et le Secrétariat International

-        Réforme statutaire des modalités de préparation du Congrès pour mettre fin au système des listes panachables des candidats aux instances locales et fédérales

-        Meilleure utilisation des nouvelles technologies pour diminuer l’envoi de supports papier et réorienter des moyens financiers vers la formation en utilisant les nouvelles technologies.

-        Demande de dérogations plus nombreuses liées à notre situation particulière (possibilité de vote par internet ou de vote dans d’autres sections en cas de déplacement par exemple)

-        Réduire très largement le cumul des mandats au sein de notre Fédération et limiter le cumul dans le temps.

 

  1. Militer sur le terrain en vue des prochaines échéances électorales

-        Demander aux militants de mener dès maintenant une campagne d’encouragement à l’inscription sur le Registre des Français établis hors de France avec élaboration d’un document fédéral diffusable.

-        Collaborer étroitement avec les candidats ADFE qui doivent définir le soutien qu’ils souhaitent recevoir du PS en assumant que celui-ci sera logistique mais aussi politique.

-        Encourager les contacts entre les militants et toutes les forces syndicales et associatives à l’étranger.

-        Mieux mettre à profit le maillage que constitue le nombre élevé de militants isolés pour faire remonter aux candidats et aux élus les préoccupations des Français ne résidant pas au plus près des consulats et des établissements scolaires français.

-        Mener dès maintenant des campagnes d’information sur les députés des Français de l’étranger par la diffusion de documents et l’organisation de réunions publiques partout où cela est possible.

-        Participer à la réflexion sur la réorientation de l’Union Européenne vers une Europe fédérale, démocratique et sociale, notamment sur les questions de citoyenneté européenne et d’immigration, en collaboration avec les autres partis du PSE.

-        Promouvoir une politique de développement et de coopération digne de ce nom visant à remanier les mécanismes d’aide et à combattre tous les réflexes néocoloniaux, y compris dans notre parti.

 

3.       Compléter notre projet pour les Français de l’étranger et pour une politique étrangère progressiste:

 

-        Assumer le projet complet de représentation politique des Français de l’étranger (chemin à parcourir pour aller vers un Conseil général des Français de l’étranger et les conseils consulaires) .

-        Considérer la globalité des questions éducatives (remédier aux pénuries de moyens de l’AEFE afin d’alléger la pression sur les frais de scolarité, assouplir les conditions d’accès au programme FLAM afin d’offrir une alternative à l’absence d’établissement scolaire, encourager des partenariats locaux dans le but d’ouvrir des filières bilingues),

-        Redonner de la cohérence à notre politique culturelle extérieure entre les nobles buts affichés et la réalité de celle-ci.

-        Travailler sur les outils de la protection sociale à l’étranger (CFE, aide sociale consulaire, aide juridique) afin de remédier aux situations dramatiques d’un nombre trop important de nos compatriotes.

-        Montrer une vigilance active face aux redéploiements et aux réductions, qui vont souvent jusqu’à l’absurde, des représentations consulaires et diplomatiques.

 

Ensemble, en France et à l’étranger, reconstruisons l’espoir à gauche !

Amitiés socialistes,

 

Pascale Seux

 

Candidate au mandat de Premier Secrétaire Fédéral et à votre disposition pour toute question, remarque ou commentaire : pascaleseux@wanadoo.es


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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 18:34

 

Chers camarades,

Ma candidature au mandat de Premier Secrétaire Fédéral m'invite à vous proposer les bases d'un projet de militantisme renouvelé dans notre Fédération et dans le parti afin de changer concrètement nos pratiques et nous mettre en position de remporter les prochaines échéances électorales.

 

- Militer dans la société avant que dans le parti:

 

On reproche souvent au Parti Socialiste d'être sclérosé, replié sur lui-même, un parti d'élus où peu sont ceux qui vont encore soutenir les Français qui souffrent. Je ne partage qu'en partie ce constat mais il n'est pas totalement faux non plus. La FFE est très particulière car les élus y sont peu nombreux par rapport à d'autres Fédérations en France et l'ambition de l'être souvent stoppée par le faible nombre de mandats à briguer. Mais cela débouche-t-il pour autant sur un militantisme de terrain beaucoup plus prononcé?

 

Je ne veux pas noircir le trait. Bien sûr, de nombreux militants socialistes sont impliqués dans la vie locale au sein de l'ADFE, des branches à l'étranger des syndicats, des associations de gestion de Lycée, des commissions consulaires, des chambres de commerce, etc. Mais combien de Socialistes français de l'étranger se désintéressent tout bonnement du terrain, c'est-à-dire des questions qui concernent directement les Français de l'étranger, n'ont strictement aucun intérêt quand ce n'est pas carrément de la méfiance envers l'ADFE? Comment ne pas constater que les sujets qui concernent les Français de l'étranger sont traités sur le forum FFE par les élus qui veulent bien faire quelques rapports de mandat et qu'ils ne donnent lieu, le plus souvent, à aucun débat ni réflexion? Il  ne suffit pas de rappeler une fois l'an l'obligation statutaire d'adhérer à une association, il faut faire davantage. Sinon, comment pouvons-nous aller ensuite devant les électeurs pour les convaincre de voter pour nous lors des élections à l'AFE et législatives?

 

- > Je m'engage, si je suis élue, à organiser une meilleure formation des militants au travail de terrain et aux questions affectant les Français de l'étranger, en partenariat avec l'ADFE.

- > Je m'engage, si je suis élue, à organiser des groupes de travail avec les militants isolés qui connaissent des situations différentes de celles des militants de sections souvent situées dans les capitales (questions de scolarisation, éloignement administratif, etc...) et qui sont susceptibles, par leur militantisme de proximité, de toucher un électorat nombreux auquel les candidats n'ont parfois pas accès.

 

- Le Premier Secrétaire Fédéral doit défendre la démocratie interne en toute occasion:

 

Nous avons tous en mémoire l'épisode désastreux de l'adoption de la déclaration de principes et de la modification des statuts (qui nous affecte aujourd'hui dans l'organisation de ce congrès, alors que c'est précisément là que les modifications auraient dû être éventuellement adoptées). Lorsque l'appareil a des défaillances démocratiques si graves que la commission des conflits (voir la procédure engagée par Jean-Yves Leconte, message du 27 octobre), tout en se déclarant incompétente pour traiter cette plainte, considère que "la modification de la déclaration de principes du 7 juin 2008 a été réalisée en violation des dispositions de l'Article 11.4 des Statuts", le simple réflexe démocratique doit conduire le Premier Secrétaire Fédéral a avoir une attitude autre que celle consistant à dire qu'il n'est pas besoin de disserter sur la légalité de la démarche (voir réponse de Pierre-Yves Le Borgn' dans le même message). Quand on se rappelle en outre comment ont été traités les amendements sur lesquels des milliers de militants ont travaillé, on se dit qu'une autre attitude de défense de la démocratie militante aurait dû être adoptée. Défendre les positions de sa Fédération ne signifie pas s'aplatir face à toute décision illégitime venue d'en haut. Le résultat n'est d'ailleurs pas à la hauteur des espérances quand on voit la manière dont a été traitée la Fédération et son Premier Secrétaire quelques semaines plus tard lors du dépôt de l'amendement sur les Français de l'étranger et le changement de ton lorsque François Hollande s'est retrouvé devant une salle vent debout contre l'attitude du Parti. Il ne s'agit pas d'être rebelles ou procéduriers pour le plaisir de l'être mais de tenir et de se faire respecter lorsque ce que nous estimons collectivement être fondamental est en jeu.

 

- > Je m'engage, si je suis élue, à ne laisser passer aucune entorse à la démocratie interne.

 

- Remettre le Conseil Fédéral et le Bureau Fédéral au travail:

 

J'ai bien lu les propositions, de la motion D notamment, visant à avoir un Secrétariat Fédéral resserré à la tête de la Fédération. Sans exclure que cela puisse être utile, je ne pense pas que cela soit fondamental pour que la Fédération puisse fonctionner, l'empilement de structures n'étant que rarement synonyme d'efficacité. Si le Premier Secrétaire Fédéral peut s'appuyer sur l'ensemble du Bureau Fédéral pour animer la Fédération, tant mieux. Force est de constater que le Bureau Fédéral actuel est particulièrement atone depuis l'élection présidentielle. Je crois même que nous attendons encore quelques réactions de certains membres du BF... à ladite élection présidentielle... Quant au Conseil Fédéral, il paraît qu'il ne donne quasiment aucun travail ni souci à ses membres! Il me semble que cela doit changer. L'entrée de beaucoup de nouvelles têtes au Conseil Fédéral et ensuite peut-être au Bureau Fédéral, réparties entre plusieurs motions, peut laisser espérer qu'un certain dynamisme collectif soit relancé. Mais il faut aussi une impulsion d'en haut et la volonté de prendre les décisions collectivement.

 

- > Je m'engage, si je suis élue, à consulter beaucoup plus fréquemment le Conseil Fédéral sur les grands choix d'action de la Fédération.

- > Je m'engage, si je suis élue, à dynamiser le travail du Bureau Fédéral en soutenant ses membres dans leurs efforts, en encourageant les remontées de travaux militants et en facilitant les relations avec les Secrétariats Nationaux et les élus du Parti.

 

- Proposer une réforme statutaire fédérale:

 

Nous avons les moyens aujourd'hui dans l'organisation des Congrès de nous rapprocher de ce qui se fait en France. Si ce Congrès sera bientôt derrière nous, le prochain viendra vite et nous devons nous y préparer. En outre, il est bon de le faire tant que chacun a en tête les complications liées aux procédures actuelles. Afin d'éviter l'organisation d'un Congrès fédéral préalable au Congrès national, nous avons un système, pour la constitution du CF, de scrutin de liste panachable qui envoie chacun à la bataille sur un mode personnel, avec un concours au CV le plus impressionnant et pour un débat dépolitisé au maximum quand il n'est pas tout simplement éliminé. Cela affaiblit les positions des motions qui n'apportent que leur étiquette et laissent leurs représentants se faire concurrence entre eux. Cela encourage le vote sur les noms connus sans autre considération dynamique. En outre, le fait parfois de ne pas présenter assez de candidats sur certains postes change le processus de désignation en cours de route puisque ce sont les motions qui choisiront finalement quelqu’un afin de pourvoir ces mandats.

 

-> Je m'engage, si je suis élue, à proposer au vote des militants une réforme statutaire permettant de rapprocher les modalités de préparation du Congrès de celles qui ont lieu en France.

 

- Réorienter des moyens dans les nouvelles technologies

 

Si nous considérons aujourd'hui que le vote par internet est assez fiable pour faire voter les isolés par internet, nous devons reprendre notre manière d'utiliser les nouvelles technologies pour bien d'autres sujets.

 

-> Je m'engage, si je suis élue, à tout faire pour diminuer considérablement la quantité de supports papier envoyés afin de réorienter les moyens ainsi dégagés dans la formation militante (qui devra elle aussi s'appuyer sur ces nouvelles technologies).

-> Je m'engage, si je suis élue, à porter devant les instances nationales toutes les dérogations nécessaires à un plein exercice du vote militant au sein de notre parti (déplacements des militants statistiquement plus fréquents et plus lointains, entre autres)

 

Voici pour ces quelques propositions visant à redéfinir le cadre d'un militantisme ouvert et dynamique, dans une Fédération plus démocratique et attractive, dans le but essentiel de remporter d'abord les élections AFE en 2009 puis les Sénatoriales en 2011 et les élections Législatives et Présidentielle en 2012.

 

Amitiés socialistes,

Pascale Seux

Candidate au mandat de Premier Secrétaire Fédéral

 

 

 

 


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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 18:31
Réponse à Pierre-Yves Le Borgn' à propos des députés des Français de l'étranger:

Cher Pierre-Yves,

Tu dis: «il est évident que la réforme de la représentation des Français de l’étranger doit s’envisager globalement et non sous le seul angle de la représentation parlementaire » 

Nous sommes bien d’accord et tu fais bien de souligner le sujet des délégués consulaires aux comités consulaires locaux au-delà de la formule consacrée de la « transformation de l’AFE en un véritable conseil général d’outre-frontières ».

Cependant, si tu considères que tout le monde, à droite et à gauche, partage notre vision de la nécessité d’une représentation politique complète pour les Français de l’étranger, la question n’est plus politique mais administrative. Convoquons quelques énarques doublés de quelques experts en droit constitutionnel et tournons-nous les pouces jusqu’à l’avènement de ladite représentation.

Mais hélas, le syndrome existe bien. Je crois, moi, que pour la droite, c’est bien une vision purement électoraliste qui domine. Persuadée qu’à l’aide d’un découpage habile, elle pourra encore renforcer sa présence à l’Assemblée Nationale, nous la verrons sans doute beaucoup moins empressée de renforcer les compétences et les moyens attribués à la représentation locale, alors que leurs méthodes clientélistes signées UFE-Accor ne marchent pas si mal pour eux... Quant au fait que dans nos rangs certains continuent à penser que nous ne sommes effectivement qu’un appendice du débat politique un peu remuant en convention fédérale quand on le titille trop, cela ne fait aucun doute…

Il me semble qu’il faut tenir le cap de la représentation complète tant elle fait bloc. Et je pense que nous ne l’avons pas assez fait. C’est ainsi qu’au printemps dernier, que faisions-nous à la FFE lors du débat sur la réforme constitutionnelle ? Nous étions tous très occupés à éplucher la déclaration de principes du PS, à l’amender, dans le cadre d’une procédure pathétique. Nous avons accepté l’idée que les parlementaires PS voteraient Non à la réforme institutionnelle globale tout en espérant à peine secrètement que la droite ferait passer l’amendement des députés. Et nous avons attendu, sagement, dans notre coin que le cadeau tombe du ciel. Jusqu’à l’amendement en question. Mais cet amendement serait-il sorti sous cette forme si la Fédération s’était manifestée au cours du débat ? Nous avons commis une erreur collective politique, chacun à notre niveau. Il est nécessaire de la reconnaître et de savoir rester mobilisés dans le parti et avec nos élus en toutes circonstances et en particulier pour celles qui nous concernent directement.

Aujourd’hui, à la lecture des informations publiquement disponibles, tout le monde a l’air d’être plus ou moins en ordre de marche. Nos Sénateurs ont déposé des projets de loi importants sur le vote par correspondance et le vote par internet et sur l’élargissement du collège électoral des sénateurs. Bruno Le Roux et Jean-Jacques Urvoas semblent effectivement avoir réalisé du bon travail avec la marge de manœuvre étroite qui est la leur en Commission des Lois de l’Assemblée Nationale. Jean-Jacques Urvoas en particulier a pris la peine de prendre la température réelle des souhaits et des difficultés des Français de l’étranger. Les questions qu’ils posent aujourd’hui sur l’inconstitutionnalité présumée de la cohabitation de deux modes de scrutin, sur les listes électorales ou sur les difficultés liées à l’éloignement des bureaux de vote sont justes. En outre, la procédure de l’ordonnance, scandaleuse sur ce sujet, va hélas nous protéger d’un débat mais aussi d’un débat susceptible de déboucher sur n’importe quoi.

Ceci étant dit, le nœud des listes électorales reste à défaire car il est directement lié à la représentation complète des Français de l’étranger. En effet, si nous allons comme la droite semble le laisser penser – car à la lecture des débats en commissions des lois, elle semble naviguer à vue sur ces questions aussi - vers la prise en considération comme base électorale des seuls Français qui ne sont plus rattachés à des listes électorales en France, nous allons vers le report sine die de la représentation complète des Français de l’étranger. Il y a peut-être d’ailleurs là matière à recours car il me semble assez curieux de contrevenir à la règle selon laquelle les Français votent à l’endroit où ils résident… En effet, l’obligation de voter dans la « commune » ou circonscription consulaire de résidence signifie dans notre cas la fin de la double inscription sur les listes électorales. Ce qui entraîne aussi en contrepartie l’extension de la représentation électorale à tous les niveaux de décentralisation et donc à la transformation de l’AFE en véritable collectivité « territoriale » avec des compétences et une représentation directement élue, là encore avec des compétences définies,  au niveau consulaire.

2 points supplémentaires de commentaire :

À propos de la situation actuelle de l’AFE et qui risque de perdurer, je trouve un peu osée ta formulation sur la vacuité de vos réunions parisiennes (en parlant de l’AFE) où les débats tiennent du jeu de rôle… Si les élus à l’AFE jettent l’éponge où allons-nous ? Que les marges d’action soient faibles dans une assemblée consultative, c’est évident, et d’autant plus quand on appartient à la minorité politique de celle-ci. Néanmoins, nos élus ne sont fort heureusement pas seulement utiles dans leur circonscription. Le travail fait à l’AFE, de mon point de vue, n’est pas négligeable (mais ils le diront eux-mêmes…) et si la droite possède indiscutablement un pouvoir d’influence plus important, il est important que les élus continuent à répondre, à débattre, à s’opposer, à proposer notamment pour pointer chaque fois que l’occasion leur en est donnée le désengagement de l’État dans ses missions fondamentales, à l’étranger aussi.

Tu sembles acter le renouvellement de l’AFE en 2012 le même jour que les premières élections législatives à l’étranger. L’acter ou le souhaiter ? Franchement, je ne vois pas ce que ce mélange des genres apportera comme clarté au débat. Si tu ajoutes à cela la difficulté technique de deux votes avec deux types de scrutins différents + l’acheminement du matériel de vote et de campagne + le vote par internet et nous voici face à un beau pataquès susceptible de plomber les deux scrutins. Politiser le scrutin, oui, je le revendique comme inévitable et souhaitable mais pas n’importe comment. La politisation doit se faire par un travail commun avec l’ADFE dès maintenant mais pas en le provoquant brutalement dans la panique générale devant les urnes !

Amitiés socialistes,

Pascale Seux

 

 

 

 


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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 18:27

«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour

qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»

François Mitterrand, discours d’investiture à l’Elysée, 21 mai 1988.

Chers camarades,

J’ai le plaisir de présenter à vos suffrages ma candidature au poste de Premier Secrétaire Fédéral au sein de la FFE. C’est à un exercice de démocratie toute naturelle que je souhaite me livrer, basé sur la confrontation de convictions, proches bien sûr puisque nous sommes tous Socialistes, mais où chacun se sent libre d’apporter ses propres nuances politiques pour l’enrichissement de notre Fédération, aux caractéristiques si particulières et qui aspire pourtant à être considérée comme une Fédération comme les autres au sein de notre parti. Rappelons-nous que le pluralisme est au centre de l’identité du Parti Socialiste, que les débats les plus vifs doivent pouvoir s’y tenir, puis être tranchés démocratiquement pour agir, et qu’une Fédération trop policée n’est pas forcément un signe de bonne santé ni celui d’une grande fraternité entre ses militants.

Je souhaite porter une candidature politique, socialiste sans autre adjectif, au moment où les Français prennent en pleine face le résultat d’une politique couchée devant l’ultralibéralisme mondial, avec le « casse bancaire du siècle » qui rend d’autant plus insupportables les effets du libre échange sans limite qui ouvre la voie à tous les dumping sociaux et environnementaux, de l’interdit dogmatique de l’aide d’état et de la démission face au rôle redistributif de l’Etat et aux services publics qu’il doit assurer. C’est aussi le moment où les Français de l’étranger perçoivent plus que jamais le désengagement de l’Etat dans leurs écoles, dans le réseau consulaire, dans la protection sociale dont ils ont besoin (progressivement supprimée au profit d’un peu de saupoudrage caritatif) ou dans le renoncement en termes de diffusion culturelle et de politique de coopération. C’est à cette politique-là, encore aggravée par les dérives monarchistes et populistes de Nicolas Sarkozy (comme sur la prise en charge de la scolarité des élèves de Lycée – non financée – qui déstabilise le réseau AEFE), qu’avec l’aide toutes les forces de la gauche, nous devons nous opposer avec une détermination sans faille tout en travaillant à l’alternative. Le renouveau de l’action publique vis-à-vis des Français de l’étranger devra s’appuyer sur la création d’une collectivité publique de plein exercice capable de donner les orientations de cette politique et d’en assurer la gestion et sur le développement de la coopération européenne entre ressortissants de l’Union européenne vivant hors de leur pays d’origine.

Et c’est enfin une candidature d’action pour une FFE participant pleinement à la rénovation du parti, capable de gagner toujours plus largement les élections et d’attirer vers elle de nouveaux militants.

Concrètement au niveau fédéral, je souhaite :

ü   Que la FFE assume pleinement le projet complet de représentation politique des Français de l’étranger et le fasse accepter par le PS, ce qui n’est notoirement pas le cas aujourd’hui.

Afin d’éviter que ne se reproduise la cacophonie de l’épisode de l’amendement sur les députés des Français de l’étranger du groupe PS à l’Assemblée Nationale et le syndrome, y compris dans nos rangs, « les députés et rien d’autre », la FFE doit porter un projet renouvelé de la représentation politique des Français de l’étranger. Elle devra, en collaboration avec les élus à l’AFE et les Sénateurs, insister pour que cette importante réforme s’accompagne rapidement d’une transformation réelle de l’AFE en « conseil général » des Français de l’étranger avec des moyens et des compétences propres. Elle devra faire gagner la gauche lors des élections législatives de 2012, avec des candidates et candidats reconnus sur le terrain, représentatifs de la diversité de nos communautés françaises à l’étranger. Pour cela, la FFE doit préparer cette campagne, tant par la formation des militants dans ce but que par une vision claire et non corporatiste du rôle de ces députés.

ü  Que le partenariat original qui lie l’ADFE et la FFE soit renforcé et renouvelé.

Pour que ne se reproduise pas non plus l’épisode indigne de la dernière élection sénatoriale et dans la perspective des nombreuses échéances électorales des 3 prochaines années (AFE 2009 en Amérique et Asie, élections européennes 2009, élection présidentielle et élections législatives 2012, AFE 2012), les rivalités et les soupçons, voire la volonté de régler des comptes qui marquent les relations entre l’ADFE et la FFE depuis plus d’un an doivent être dépassés par un renouvellement de nos instances. S’il faut ensemble envisager en toute sérénité la politisation accrue des scrutins, clarifier les rôles et planifier l’évolution de nos relations, il ne saurait être question de remettre en cause la richesse apportée par ce partenariat. La FFE doit d’ailleurs favoriser bien davantage l’engagement de ses militants au sein de l’ADFE par un effort de formation accru dans la direction de l’action politique locale, dans nos sections.

ü  Que la FFE attire à elle un militantisme renouvelé

Deux visions s’affrontent sur ce que doit être à l’avenir notre parti : un parti de supporters du type du Parti Démocrate américain ou un vrai parti de militants formés et actifs. C’est cette dernière vision que je partage pour la FFE aussi. Il nous faut rénover nos pratiques, favoriser l’émergence d’un nouveau militantisme, promouvoir le débat et la formation, refuser la personnalisation des enjeux. Concrètement cela signifie qu’il doit y avoir un pont véritable entre l’engagement dans le mouvement associatif local et auprès des Français de l’étranger et l’engagement politique. Un parti de militants formés, connaissant l’histoire du Socialisme en France et dans le monde, les courants qui traversent le PS, sa politique d’alliance nouvellement clarifiée, les grandes lignes de son projet politique sera davantage susceptible d’attirer de nouveaux militants souhaitant participer au projet socialiste. Enfin, la FFE doit promouvoir l’engagement de ses militants auprès des partis membres du PSE et de l’IS, .

En conclusion, je souhaite exprimer ma volonté de travailler sur ces objectifs au sein du Conseil Fédéral et du Bureau Fédéral avec tous ceux que les militants auront désignés. Je me réjouis d’ailleurs de voir que pour la première fois, le CF et le BF ne disposeront sans doute pas d’une majorité automatique ce qui ne peut qu’être source d’enrichissement pour la réflexion mais qui exige aussi un renouvellement des méthodes de travail, que j’espère porter si ma candidature retient votre attention.

Ensemble, en France et à l’étranger, reconstruisons l’espoir à gauche !

Amitiés socialistes,

Pascale Seux

 

Carte d’identité

38 ans, 2 enfants de 8 et 6 ans.

Enseignante FLE. Traductrice assermentée Français – Espagnol.

En Espagne de 1990 à 2002 pour la fin de mes études et création d’un centre d’enseignement et de traduction du français à La Coruña.

En Pologne, à Wroclaw, de 2002 à 2007. Activités professionnelles et associatives au sein de l’Alliance Française de Wroclaw. Installée à Varsovie depuis un an et demi.

Militante au PS depuis début 2005. Secrétaire de section de Pologne depuis septembre 2007. Nombreuses activités associatives : membre fondateur de l’association Alliance Française de Wroclaw, participation à l’élaboration du dossier de programme FLAM de Walbrzych, participation à la commission consulaire administrative, secrétaire du conseil de gestion du Lycée de Varsovie (gestion parentale).


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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 13:04
Chers Camarades,

Le vote du 6 Novembre approche. Face à la déroute du capitalisme financier, force est pour moi de constater que la motion C "un monde d'avance" rime avec Cohérence!

Cohérence entre les idées et les actes, passés, présents et futurs.

Lors des débats dans les sections, tous les animateurs de motion reprennent aujourd'hui à leur compte ce qu'ils critiquaient encore hier. Plus question d'alliance avec le Modem, plus de "réformisme assumé", plus de "concurrence libre et non faussée" (sauf peut-être quelques fonctionnaires européens de la section de Bruxelles)..., nous sommes tous redevenus des socialistes partisans de l'union de la Gauche, prônant le retour de l'Etat pour imposer des règles aux marchés.
Si l'on définit l'intelligence par la faculté à s'adapter, notre parti ne manque pas d'esprits brillants...

La politique de la conviction a fait place à la stratégie du caméléon qui change de couleur selon son environnement.

Les idées que nous proposons sont aujourd'hui reprises par une majorité de dirigeants socialistes ? Tant mieux, c'est une première victoire. Espérons simplement que cette conversion subite ne soit pas un simple discours de circonstance le temps d'un congrès.

Le 6 novembre, dans toutes les sections, il faudra choisir ceux qui seront le plus aptes à conserver cette orientation aujourd'hui défendue unanimement (même si de fortes nuances persistent) et partagée par une grande majorité des militants.

Pour défendre la stratégie de l'union de la Gauche, pouvons-nous accorder quelques crédits à ceux qui, il y a quelques semaines, proposaient un "contrat de gouvernement avec François Bayrou" ?

Pour lutter contre les paradis fiscaux, pouvons-nous faire confiance à ceux qui ont permis l'adoption d'un traité européen interdisant toute restriction à la libre circulation des capitaux ?

Pour s'attaquer aux stock-options, quelle crédibilité devons-nous donner à ceux qui, il y a quelques années, ont voté pour leur défiscalisation ?

Pour réaffirmer la nécessité de l'intervention de la puissance publique, pouvons-nous choisir ceux qui nous expliquaient qu'il était indispensable de privatiser les services publics, et qui pour le cas de Delanoë, l'ont fait il y a encore quelques mois à Paris (collecte des déchets) ?

Pour proposer une politique de redistribution des richesses et d'augmentation des salaires, pouvons-nous désigner ceux qui déclaraient, après la campagne électorale, ne pas croire au SMIC à 1500 euros? ?

Ces questions ne sont pas de simples interrogations posées aux militants socialistes dans leurs débats internes. Si, au lendemain du congrès, ceux qui ont épousé les contours du libéralisme économique sont les mêmes qui proposent aux Français une nouvelle offre politique, opérant ainsi un virage à 180°, c'est l'ensemble
de la crédibilité du Parti Socialiste qui sera remise en cause.
La motion C propose aux militants une orientation clairement ancrée à gauche, fidèle aux discours qui ont toujours été les nôtres, mais aussi une nouvelle génération, avec Benoît Hamon, qui permettra de recueillir l'adhésion de nos concitoyens.

 
Le 6 Novembre, votez pour le nouveau réalisme de gauche porté par la motion C de Benoit Hamon: un socialisme fort face à un libéralisme ayant prouvé sa faillite.

 
Amitiés socialistes,

Thomas van Zwol
Bruxelles

jeune militant qui se dit qu'à la bourse des idées du PS, le social-libéralisme a connu son crash et qu'il devient urgent d'en tirer les Conséquences.
Publié dans : Paroles militantes
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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 18:32

Benoît Hamon - AG fédérale Lille
Vidéo envoyée par unmondedavance

Présentation de la motion par Benoît Hamon à Lille lors de l'AG fédérale du 23 octobre 2008.

Publié dans : Campagne nationale
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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 12:00

Vitamine C
envoyé par benoit-hamon
Publié dans : Campagne nationale
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Le XV de la Rose

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Si vous souhaitez contacter l'équipe fédérale de soutien de la motion, écrivez-nous à: unmondedavanceFFE@gmail.com

Benoît Hamon

Congrès du PS : profession de foi de Benoit Hamon
Vidéo envoyée par LCP

Lors du 75ème Congrès du PS, à Reims, le discours de Benoit Hamon, candidat au poste de premier secrétaire du PS. Retrouvez la totalité des vidéos chapitrées du congrès sur www.lcpan.fr.

Signataires FFE

Sarah Becker - Mexico
Jean-François Berne - Munich
Philippe Blaiseau - Isolé, Philippines
Claude Chapat - Conseiller à l'AFE (Berlin) - Sécrétaire de section Bade - Palatinat
Florence Cordery - Bruxelles
Pierre Esselinck - Isolé, Chili
Boris Faure - Trésorier de section, Pologne
Gérard Fuchs - Bruxelles
Elisabeth Garreault - Membre du BF, Israël
Anne-Claire Jarry - Secrétaire de section, Rome
Jean-Sébastien Larrivé - Madrid
Thierry Lesage - Isolé, Rio de Janeiro
Quentin Liger - Londres
Antonio Lopinto - Milan
Soledad Margareto - Conseillère à l'AFE (Espagne)
Philippe Marlière - Londres
Jean-Pierre Mérigot - Pologne
Vincent Monadé - Isolé
Valérie Parra - Secrétaire de section, Madrid
Jeanne Petermann - Bade-Palatinat
Valérie Picquet - Bruxelles
Matthieu Pouydesseau - Secrétaire de section, Berlin
Stéphane Rodier - Madrid
Yves Sayag - Isolé, Italie
Pascale Seux - Secrétaire de section, Pologne
Thomas Van Zwol - Bruxelles

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  • : Un monde d'avance: Motion C au Congrès de Reims
  • : Le blog militant des Socialistes de la Fédération des Français de l'Etranger soutenant la motion C au Congrès de Reims, "Un monde d'avance", dont le premier signataire est Benoît Hamon.
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