Dimanche 5 octobre 2008
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Notre Parti est anestésié par des années de conformisme et de râbachages pseudo-modernistes. Il cantonne son action politique aux communiqués du bureau national et aux batailles parlementaires, son
action concrète à celles de ses élus locaux. Il limite son horizon à la prochaine échéance électorale. En interne, il répond aux dysfonctionnements en incriminant le rôle des courants! Comme si ce
n'était pas la concurrence au sein de l'équipe dirigeante qui était la principale source de désordre!
Notre Parti doit être reconstruit pour devenir un parti de combat et d'éducation populaire. Un parti fait de sections composées de plusieurs centaines voir millier d'adhérents non formés n'est plus
un parti conscient mais un forum aléatoire ouvert à toutes les manipulations. La véritable modernisation du parti serait avant toute chose de faire du PS un parti moins ouvert aux vents des modes
et autres sondages, avec des militants mieux formés, et plus engagés dans l'action concrète.
La gauche a besoin d'un parti socialiste fonctionnant comme un mouvement d'éducation populaire utile pour éclairer les citoyens qui viennent à sa rencontre.
On accuse souvent l'aile gauche, qui, elle, a toujours dénoncé l'atonie du PS depuis des années, d'être archaïque et dépassée.
Pourtant,mon point de vue ce que propose la motion E est sans doute le schéma le plus archaïque et dépassée qui existe, celui de la SFIO agonisante des années 60.
Même "régionalisation" (comprenez renforcer les baronies locales, et originaire du Languedoc-Roussillon je sais ce qu'un personnage comme Robert Navarro et le système Frêche peuvent avoir de
lugubre). Même alliance avec le centre. Le résultat pour la SFIO: un parti dans le coma. Le résultat sera identique sinon plus grave pour notre Parti si cette option venait à être adoptée.
Des hommes et des femmes sincères se sont dévoués corps et âme pour qu'une force solidement à gauche, puissante et cohérente, le nouveau PS, sorte des décombre de la SFIO.
Aujourd'hui des hommes et des femmes tout aussi sincères se battent et se battront pour que le Parti cesse sa dérive libérale et redevienne pleinement ce qu'il était: un parti structuré, cohérent.
Un parti de transformation sociale et d'éducation populaire. C'est ce que pour quoi lutte la motion C.
Oui, le contexte de la crise financière
valide les thèses constantes de la gauche du parti et ridiculise les professions de foi sociale libérale des poids lourds de l’ancienne majorité. Je sais bien que les mêmes qui hier faisaient
assaut de gages droitier peuvent demain se mettre à débiter des discours quasi révolutionnaires avec la même tranquille assurance.
Nous arbitreront bientôt entre ceux qui ont un monde d'avance et d'autres, dont certains se déclarent "socialistes et libéraux" à l'heure ou la fête libérale se finit mal, très mal.
Je ne peux que m'en réjouir.
Amitiés socialistes,
Thomas van Zwol
Samedi 4 octobre 2008
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Jean-François Berne - Munich
Philippe Blaiseau - Isolé, Philippines
Claude Chapat - Sécrétaire de section Bade - Palatinat
Florence Cordery - Bruxelles
Boris Faure - Trésorier de section, Pologne
Gérard Fuchs - Bruxelles
Anne-Claire Jarry - Secrétaire de section, Rome
Jean-Sébastien Larrivé - Madrid
Thierry Lesage - Isolé, Rio de Janeiro
Philippe Marlière - Londres
Jean-Pierre Mérigot - Pologne
Valérie Parra - Secrétaire de section, Madrid
Jeanne Petermann - Bade-Palatinat
Valérie Picquet - Bruxelles
Matthieur Pouydesseau - Secrétaire de section, Berlin
Stéphane Rodier - Madrid
Yves Sayag - Isolé, Italie
Pascale Seux - Secrétaire de section, Pologne
Thomas Van Zwol - Bruxelles
Prenez un monde d'avance, rejoignez-nous!
Vendredi 3 octobre 2008
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oct 02 2008
LE FIGARO. - La réponse à la crise financière est-elle dans le retour à
une forme de protectionnisme, comme le propose votre motion pour le congrès de Reims ?
Benoît HAMON. - La question du protectionnisme n’est qu’une dimension de la
crise actuelle. Nous sommes confrontés à un vrai renversement de paradigme. La convergence des crises financière, énergétique, climatique ou alimentaire démontre l’échec des théories
néolibérales. Le libre-échange doit être restreint là où il affecte les modèles sociaux et notre capacité à protéger l’environnement. Plus que jamais, il faut changer de politique en Europe en
créant un régulateur européen des marchés, en remettant en cause le secret bancaire et l’existence des paradis fiscaux, en rendant enfin possible de lever un grand emprunt européen, en imposant
que la politique monétaire soit copilotée par la Banque centrale et par le Conseil européen. Le seul avantage des crises, c’est qu’elles permettent de bousculer l’ordre
établi.
La réaction de Nicolas Sarkozy a-t-elle été à la hauteur ?
Comme d’habitude, il occupe le ministère de la parole et de la gesticulation. Le président a tenté d’effacer sa propre responsabilité dans la dégradation du pouvoir d’achat ou l’augmentation du
chômage. La politique de Nicolas Sarkozy ajoute de la crise à la crise. Si le libéralisme dont il a été le promoteur est devenu «fou», comment justifier la privatisation de La Poste
?
Tous les socialistes apportent-ils la même réponse à la crise
?
Il existe un désaccord entre nous sur sa nature. Elle remet en cause des dogmes véhiculés par certains au PS depuis des années sur la nécessité du moins d’État et d’un recentrage. Le retour en
force du besoin de régulation donne donc un coup de vieux à tous ceux qui s’autoproclamaient «modernes». Et un coup de jeune à ceux qui alertaient sur l’impasse d’un système où les marchés
avaient cessé de financer l’économie réelle pour au contraire la ponctionner et la racketter. Alors je ne pense pas qu’on puisse remettre le système sur pied à coup de subventions publiques. La
responsabilité des socialistes aujourd’hui est de prendre la mesure du changement. Si nous savons quel est le monde qui s’éteint, nous ne savons pas encore ce qui va naître. L’essor des
nationalismes en Europe montre le danger de la période. Il faudra proposer davantage qu’un plan d’urgence pour colmater les brèches.
La querelle pour le leadership du parti ne vous semble-t-elle pas
décalée dans le contexte actuel ?
Le PS est tout le temps décalé quand il donne l’impression que ses querelles priment sur le sort des gens. Ceux qui se livrent à la bataille pour le leadership viennent tous de la même famille
politique. Ils ne sont séparés que par des nuances. Les seuls à porter une différence se retrouvent dans la motion que je présente.
Jeudi 2 octobre 2008
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La gauche du PS n'était plus unie depuis... 1971! Cette union historique qui n'est le résultat
d'aucune soustraction des convictions ni assemblage d'ego, se produit autour d'une motion originale, capable de répondre à la conjonction des 4 crises actuelles (alimentaire, énergétique,
environnementale et financière) et, de plus, portée par l'une des nouvelles figures du parti: Benoît Hamon.
Au moment où l'opposition à Nicolas Sarkozy devrait être si facile, la direction du Parti
Socialiste, tétanisée par son manque de clarté et de pugnacité, semble déroutée par les emprunts de langage que l'hyperprésident fait à la gauche tandis que sa politique
est toujours plus réactionnaire mais aussi brouillonne et anachronique.
La motion que nous soutenons aujourd'hui, c'est celle des solutions modernes à la crise mondiale qui vient, du renouveau, de l'analyse sans concession de l'état de notre économie, des
réponses nettes à l'urgence écologique, de l'émancipation (et non l'ordre) comme priorité, des alliances claires (pas d'ennemis à gauche), de la reconquête de la démocratie, de la volonté
affirmée d'une Europe sociale et protectrice.
C'est pourquoi nous, militants de la FFE qui soutenons cette motion, sommes fiers de vous inviter à partager cette réflexion avec l'espoir que le Congrès de Reims débouchera sur une clarification
des orientations stratégiques du Parti Socialiste, permettant d'engager une démarche politique et programmatique victorieuse.
Voter pour la motion Un monde
d’avance c’est :
Affirmer une orientation à gauche pour notre parti. La Gauche est victorieuse lorsqu'elle est la Gauche, comme en 1981 ou en 1997. Elle est défaite lorsque les électeurs ne savent
plus qui elle est, comme en 2002 ou 2007. Pour gagner en 2012, le PS doit donc s'affirmer à gauche.
Vouloir un changement réel par rapport à la direction sortante du
PS dont sont issues les 3 autres principales motions.
Faire le choix du renouveau et de la rénovation :
le PS a besoin d’un nouveau souffle, d’un sursaut, que porte la candidature de Benoît Hamon plus que toute autre.
C’est ainsi offrir aux Français les raisons d'espérer qu'ils attendent de nous. C'est donner à la Gauche les meilleures chances de gagner en 2012.
Le 6 novembre, saisissons la chance qui nous est donnée d’affirmer
notre volonté de voir notre parti changer. Ensemble, prenons un monde d’avance, reconstruisons l’espoir.
Vous pourrez lire le texte de la motion C ici: http://www.unmondedavance.eu
Si vous souhaitez nous rejoindre, vous pouvez nous écrire à unmondedavanceFFE@gmail.com .
Amitiés socialistes,
L'équipe de soutien de la motion C au sein de la FFE